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« Avec le campus virtuel, nous avons réglé le problème de la salle de cours » (C. Abrial, EDHEC)

Par Marc Guiraud | le | Digital learning

60 participants et participantes ont rejoint le 21 avril le programme « Manager on line » de l’EDHEC à l’occasion de la deuxième rentrée, la première ayant eu lieu en novembre avec 60 autres participants. Pour du « e-learning de proximité ».

Site web EDHEC On Line
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Régler le problème de la salle de cours

Christophe Abrial, Edhec
Christophe Abrial, Edhec - DR

« Avec notre campus virtuel, nous avons réglé le problème de la salle de cours et de l’amphi. Sont-ils disponibles, de telle heure à telle heure, leur capacité et leur disposition sont-elles adaptées à mon cours ? Toutes ces questions, pas très passionnantes, et qui consomment beaucoup d’énergie, disparaissent quand on passe 100 % à distance, ce qui est le cas de notre programme d’executive education Manager  » explique Christophe Abrial, directeur de ce programme.

Né en mode présentiel, ce programme existe aussi en blended depuis 15 ans. Il donne un titre RNCP de niveau 7, équivalent à un bac + 5.

Les participants ont en moyenne 45 ans et 10 à 15 ans d’expérience professionnelle. « Ils sont soit en recherche de développement de leurs compétences, soit en transition professionnelle, ont un niveau bac + 2/3 et ont besoin d’un bac + 5 pour “se mettre en conformité” avec le marché des cadres ».

e-learning de proximité

Sur le campus virtuel, les participants au programme ont des activités synchrones et asynchrones (avec 17 modules), ce qui permet de concilier vie professionnelle et formation. « Ils se connectent pour travailler en groupes d’apprentissage, qui sont la matrice majeure de l’apprentissage, et mener des études de cas, des business games ou des projets de consulting. Ils suivent des cours, quand ils veulent, et interagissent dans des classes virtuelles après 18h avec les enseignants » précise Christophe Abrial. « Nous faisons du e-learning de proximité  » résume-t-il.

Et cela fonctionne, avec un taux de complétion de 96 %, même s’il paraît normal compte-tenu du public, des salariés ayant investi 14 900 euros HT pour suivre cette formation. Il est aussi possible de suivre ce programme en blended, sur un ou deux ans, au tarif de 17 000 euros HT.

L’objectif de ce programme est de « développer les compétences relationnelles et comportementales des futurs managers avec du coaching individuel et de groupe, du travail de groupe, sans oublier des cours académiques : marketing, finance, droit, management… »

Le coaching fonctionne bien en ligne

« Nous voulons leur apporter à la fois une dynamique collective et un accompagnement personnalisé pour accélérer leur montée en compétences et transformer leur pratique managériale. Le programme les aide à valoriser leur expérience professionnelle et à mettre en place leur projet de carrière. Il consolide leurs connaissances en management pour qu’ils disposent d’une vision globale de l’entreprise. Ils pourront ainsi piloter des équipes capables de performances et d’initiatives. »

Même le coaching fonctionne parfaitement en ligne, avec 8 séances individuelles, 7 séances collectives, et 5 séances de direction de mémoire.

La rentrée a lieu lors de deux webinaires sur Zoom. Le premier dure 2 h avec la présentation de l’École, du programme, des enseignants, des alumni. Le deuxième est consacré au développement professionnel et avec présentation du coach d’apprentissage et du « corporate mentor » (le tuteur).

« Comme événement de rentrée, nous avons créé un business game sur Zoom, pendant une journée, où chaque équipe avait 3 décisions à prendre. Un fois les règles présentées dans l’amphi virtuel, chaque équipe a rejoint sa salle, a travaillé, puis est revenue dans l’amphi virtuel pour présenter son résultat, et ce trois fois. Cela leur permet de se connaître, de commencer l’apprentissage et de manipuler les outils »

Des rassemblements physiques pour le programme blended

Si l’enseignement lui-même est 100 % en ligne, cela n’empêche pas de prévoir des temps de rassemblement physiques (avant la crise sanitaire) pour les blended.

« Sauf que ces rassemblements, plutôt que de les prévoir sur le campus, nous les organisons dans des lieux qui seront apprenants par eux-mêmes. Par exemple, comment se gère le management d’urgence, en allant dans un hôpital, où il y a énormément à apprendre des échanges avec les personnels soignants qui nous reçoivent (avant le Covid). Ou comment manager sous contraintes, en allant dans un centre d’action sociale. Sans parler des ateliers que nous organisons dans des entreprises. »

Un séminaire présentiel de deux jours transformé en webinaire

« Nous avons transformé en webinaire un séminaire présentiel de deux jours ( »Impact managérial, créativité et ouverture ») qui mobilise les ressources des grands maitres de la peinture pour travailler sur les origines de la motivation des étudiants à rejoindre le programme, mais aussi sur ce que signifie le talent et l’ouverture d’esprit«  explique Christophe Abrial.

• Dans un premier temps, les apprenants sont confrontés à des chefs d’œuvre de la peinture. Ils doivent se positionner et constatent que leurs positions sont issues de leurs systèmes de croyance.

• Dans un deuxième temps, ils doivent observer en étant le moins évaluatif possible.

• Enfin, je leur donne les informations sur l’époque, le contexte et la technique de l’œuvre, qui les amènent à revisiter leur position initiale, notamment en comprenant pourquoi telle caractéristique les gênait ou au contraire les fascinait.

Conclusion : évaluer n’est pas observer, c’est mon système de valeurs qui introduit des biais dans mes relations avec les autres. Le comprendre est un grand pas vers un management responsable, équitable, étique et efficace. »

Christophe Abrial commente son parcours

Diplômé de TBS (Toulouse Business School), j’ai d’abord travaillé dans la grande distribution.

Directeur (2000 - 2003) puis DRH (2003 - 2008) chez Auchan

Compétences développées : leadership, rigueur, sens stratégique, négociation, gestion et pilotage budgétaires.

J’ai ensuite créé un cabinet de conseil et de formation.

C’est le cabinet Crea management, que je dirige de 2009 à 2019

Pourquoi ce virage ? Pour vivre l’aventure de la création d’entreprise, parce que c'était le bon moment pour se lancer, avec une idée : art & management.

Compétences développées : organisation, prospection et développement commercial, créativité, conception de parcours, animation, coaching, gestion du stress.

En 2019, je rejoins l’EDHEC comme directeur de programmes

Pourquoi ce virage ? Pour alimenter mes moteurs sur l’humain, sur la transmission, l’éducation de façon moderne (le online) et dans un environnement plus sécurisé. Besoin de me poser aussi.   

Compétences développées : coaching et éducation online, sens stratégique.

La présentation du programme Manager

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