Vie des campus

Comment l’EM Normandie et les grandes écoles de commerce accompagnent les étudiants handicapés

Par Marc Guiraud | le |  RSE - Développement durable

« Le handicap n’est plus un sujet tabou », selon Julien Soreau, co-animateur de la commission handicap à la CGE (Conférence des grandes écoles) et responsable du Pôle Diversité et Égalité des chances à l’EM Normandie. « Les candidats qui entrent chez nous en parlent désormais librement, même si du travail reste à faire pour que tout cela soit encore plus naturel ».

Du travail, il en reste car seuls 1,1 % des étudiants en grande école sont en situation de handicap soit environ 4 000 étudiants sur les 360 000.

Comment l’EM Normandie et les grandes écoles de commerce accompagnent les étudiants handicapés
Comment l’EM Normandie et les grandes écoles de commerce accompagnent les étudiants handicapés

Comment l’EM Normandie répond à cette nécessité

« Mon pôle, dédié au bien-être des étudiants et à l’accompagnement, concerne maintenant 66 jeunes, soit 1,6 % de nos effectifs. Nous sommes au-dessus de la moyenne nationale et la tendance est bonne. Il y a deux ans, seuls 17 jeunes s’étaient déclarés. Objectif : 2,5 % », dit Julien Soreau.

Les candidats peuvent se signaler dès l’inscription sans nécessairement parler de handicap mais plutôt de « besoins spécifiques ». Une manière de dédramatiser le sujet pour certains qui n’osent pas aborder la question. D’autant que les handicaps sont souvent invisibles et peuvent même passer inaperçus durant la scolarité, alors que l’étudiant connaît pourtant des difficultés. « Nous avons peu d'étudiants à mobilité réduite. Nous connaissons plutôt des situations liées aux troubles cognitifs ou à des maladies chroniques ».

Le sujet fait son chemin dans les grandes écoles

Depuis 2008, tous les établissements membres de la Conférence des grandes écoles doivent disposer d’un référent, voire d’une mission handicap.

Une charte vient d’être signée avec Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, pour permettre aux jeunes concernés de vivre à 100 % leur vie d’étudiant en ce qui concerne la mobilité, les études, les stages, le sport. Objectif : que toutes les activités soient « handi friendly ».

Sur le bureau de Julien Soreau, un dossier lui tient à cœur : le statut international de l’étudiant en situation de handicap, porté par la CGE. « L’idée est de favoriser la mobilité partout dans le monde. Nous travaillons avec les douanes pour faciliter le transfert de traitements médicaux, avec les ambassades pour disposer d’un référent dans chaque pays ou encore avec les assurances pour éviter les surcoûts ».

Les dispositifs proposés

Ils concernent généralement l’aménagement de la scolarité avec notamment un temps différencié pour les examens, le prêt d’ordinateur ou encore la dispense d’assiduité aux cours. « Le principe est de ne jamais avoir d’étudiants en souffrance ». Cette logique peut aller jusqu’à un accompagnement pédagogique sur-mesure.

« Favoriser l’inclusion fait partie de nos valeurs. C’est un devoir de sensibiliser nos futurs diplômés. Nous sommes engagés dans une démarche de responsabilité sociale. A nous de mettre ce point au cœur de la vision de nos futurs managers avec au centre de leur réflexion, la bienveillance et la tolérance ».

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