Diversifier les ressources grâce à la formation continue et aux relations entreprises

Comment les établissements d’enseignement supérieur peuvent-ils diversifier leurs ressources grâce à la formation continue et aux relations entreprises ? C’était le thème du webinaire organisé le 9 avril par Campus Matin avec Salesforce. Les relations avec les entreprises sont en effet devenues essentielles dans les établissements pour respecter leur mission d’intérêt général et diversifier leurs ressources. Dix ans après le rapport Germinet, qui appelait les universités à accélérer dans ce domaine, les intervenants reviennent sur ce sujet stratégique.

Cycle : Campus Matin

Le dernier webinaire organisé par Campus Matin et Salesforce avait pour thème : « Comment les établissements peuvent-ils diversifier leurs ressources grâce à la formation continue et aux relations entreprises  ? ». Un sujet capital au moment où le supérieur est à la recherche de financements complémentaires. La formation continue apparaît comme un relais de croissance pour de nombreux acteurs, sachant que le principe de « lifelong learning » est largement répandu dans nos sociétés. Universités et grandes écoles se mobilisent nettement ces dernières années.

Nouveaux usages et attentes des entreprises

Frédéric Leclère, directeur produit éducation chez Salesforce, a commencé par rappeler quelques éléments de contexte : « La question de la diversification des ressources est clairement d’actualité. Le rapport Germinet, il y a dix ans, posait déjà les bases de ce sujet. Aujourd’hui, il y a une volonté d’accélérer. De nouvelles initiatives sont lancées face aux nouveaux usages et aux attentes des entreprises. On constate qu’il est nécessaire de créer un effet d’échelle dans les organisations et de structurer les activités dans la durée. Et, dans ce cadre, les outils numériques aident considérablement à accélérer cette transformation. »

À Sorbonne Université, on explique que la formation continue est inscrite dans les missions des universités : « Pour diversifier, certes, les ressources, mais aussi pour affirmer le rôle des universités dans la société. Nous avons pour mission de renforcer les liens entre le supérieur et la recherche avec la sphère socio-économique. La recherche partenariale et l’executive education sont donc essentielles », souligne Juliette Dross, vice-présidente déléguée à la formation continue de l’établissement.

Besoin en compétences

La relation entreprise est donc plus large et concerne la société dans son ensemble. « Nous accélérons fortement. Le potentiel est important, car les types de collaboration sont très variés : recherche, projets communs, stages, apprentissage, etc. Il nous faut renforcer tous ces aspects et sans doute mieux consolider toutes nos actions, d’autant que la demande est importante. Le besoin en compétences est aujourd’hui central. À nous de bien monitorer toutes nos initiatives pour gagner en performance », complète France Velazquez, vice-présidente du réseau Univ Pro.

Du côté des grandes écoles, l’idée est d’aller au-delà de la mission de service public. « Nous avons lancé depuis longtemps des mastères professionnalisants au standard de la Conférence des grandes écoles. Mais aujourd’hui, nous recevons des demandes avec des formats plus courts, plus spécialisés. Pour y répondre, nous avons mis en place une direction des partenariats socio-économiques qui a favorisé un élargissement de notre offre à destination du marché. Le principe est bien de diversifier la nature de nos relations avec les organisations publiques et privées », souligne Frédéric Després, directeur général des services de l’Université de technologie de Compiègne.

Une plateforme de gestion de la relation client (CRM) performante

Le digital favorise-t-il les connexions avec les entreprises ? Recueil de données, centralisation, consolidation, suivi, relances : autant de problématiques qui questionnent les organisations.

« Repenser notre modèle économique exige de nouvelles solutions et de nouvelles compétences. Et, dans cet esprit, disposer d’un CRM performant est fondamental pour capitaliser sur l’ensemble de nos activités. La gestion de la relation client en est facilitée. Cela nous évite d’empiler des initiatives isolées, mais plutôt de rebondir sur nos multiples interactions », analyse France Velazquez.

Point de vue partagé par Frédéric Leclère : « Un CRM reste un outil. En revanche, son intérêt est de permettre une vision transversale des interactions et de favoriser les collaborations au sein d’un même établissement. Cela crée mécaniquement de la valeur à partir de données vivantes et mieux exploitées. »

Les universités s’adaptent en intégrant de nouveaux métiers autour du commerce, du marketing ou encore de la veille concurrentielle. « Tout cela était peu présent au sein des universités jusqu’à maintenant. C’est ce qui nous conduit à améliorer nettement nos relations avec les entreprises. Beaucoup de collaborateurs sont d’ailleurs issus du privé », précise Juliette Dross.

Pilotage précis

L’enseignement supérieur s’organise, et le défi a été de repositionner la relation avec les professionnels. « Avoir une organisation et un outil unique est, dans ce cadre, fondamental. Un pilotage précis de nos activités, des alumni en passant par la fondation d’établissement, est une aide précieuse », détaille Frédéric Després.

Tous ces mouvements imposent, bien entendu, une mesure de la performance et des investissements, notamment dans une plateforme. « Car, pour mener à bien une politique d’ouverture, il est impératif de s’appuyer sur la donnée. Au cœur d’une plateforme comme un CRM, elle devient un levier pour prendre des décisions mieux informées, faciliter le travail entre équipes et anticiper les besoins à venir. Cette approche permet véritablement de créer de la valeur à l’échelle. », conclut Frédéric Leclère.

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