Vie des campus

[En direct] Situation sanitaire : suivez les dernières actualités pour l’enseignement supérieur

Par Marine Dessaux, Isabelle Cormaty, Théo Haberbusch, La Rédaction | le | Stratégies

Depuis l’annonce d’un deuxième confinement, les modalités de fonctionnement des universités et grandes écoles sont bouleversées. Malgré la bascule en visioconférence pour la plupart des cours, de nombreux assouplissements permettent l’accès aux TP, laboratoires et services universitaires sous certaines conditions.

Campus Matin et l’agence d’information spécialisée qui l'édite, News Tank higher ed and research, s’allient afin de vous fournir les dernières informations concernant la situation des établissements.

Jean Castex s’est exprimé sur l’ouverture des BU, des RU, le maintien des TP… - © D.R.
Jean Castex s’est exprimé sur l’ouverture des BU, des RU, le maintien des TP… - © D.R.

Nous vous en parlions dès le jeudi 29 octobre, l’annonce du confinement s’accompagne d’un retour du distanciel dans le supérieur… qui n’est pas synonyme de fermeture des universités et grandes écoles. 

Les rédactions de Campus Matin et de News Tank HER vous font vivre les derniers développements en direct.


20 janvier : un projet de circulaire privilégie l’accueil des étudiants en demi-journées 

Faire venir « autant que possible les groupes d’étudiants sur des demi-journées » : c’est ce que préconisent le projet de circulaire réglementant le retour d’une partie des étudiants sur site, à partir du 25/01, dévoile News Tank [abonnés]

Par ailleurs, le texte prévoit une exception au couvre-feu pour « les enseignements, y compris de sport, l’accueil pour un examen ou un concours ou les autres activités autorisées par le décret dans les établissements » qui peuvent donc avoir lieu « au-delà de 18h (par exemple : commencer à 17h30 et terminer à 19h), les usagers pouvant ensuite regagner leur domicile »

Quant à l’accueil dans la bibliothèque d’un établissement d’enseignement supérieur, il peut avoir lieu jusqu’à 18h, les usagers pouvant ensuite regagner leur domicile. 

La circulaire définitive, encore en discussion est attendue très prochainement, selon les informations de News Tank. 


20 janvier : manifestations étudiantes à travers la France pour « défendre les conditions de vie et d’études » 

Ce mercredi 20 janvier, les étudiants étaient mobilisés, à Paris et ailleurs (notamment Lille, Toulouse, Strasbourg et Rennes), pour la réouverture des universités et contre la précarité.  

« Nous demandons la réouverture des facs pour tous les étudiants ce qui nécessiterait, pour pouvoir dédoubler les classes, le recrutement de professeurs de TD et la titularisation de contractuels », a déclaré Mélanie Luce, présidente de l’Unef, lors d’un entretien à l’AFP


15 janvier : le gouvernement annonce la poursuite de la concertation et la pérennisation des psy et tuteurs en 2021 

À l’issue d’une réunion organisée par le Premier ministre Jean Castex avec les représentants des conférences d’universités et d’établissements et des organisations représentatives étudiantes, le ministère de l’enseignement supérieur de la recherche et de l’innovation a annoncé : 

  • la confirmation d’une reprise des TD en demi-jauge pour les étudiants de première année à partir de la semaine du 25 janvier ; 
  • un travail de concertation, confié par le Premier ministre à Frédérique Vidal, ministre de l’Esri, « avec l’ensemble des acteurs » pour un plan de reprise « en fonction de l’évolution de la situation sanitaire, fondé sur le respect de jauges claires et sur une politique de dépistage adaptée » ;
  • la pérennisation des renforts de 80 psychologues et 60 assistants sociaux pour toute l’année civile 2021 ; 
  • le prolongement des missions des 1 600 référents en cité universitaire et des 20 000 tuteurs étudiants jusqu'à la fin de l’année universitaire. 

Plus de détails sur le site de l’agence News Tank HER.  


15 janvier : les Conférences d’établissements appellent à « sauver le second semestre en étendant la reprise aux autres années » 

« Le retour des nouveaux entrants est une annonce qu’il faut saluer : elle ne peut être cependant qu’une première étape. L’objectif est aujourd’hui de sauver le second semestre, en étendant la reprise aux autres années, à partir d’une date suffisamment proche pour éviter une situation de non-retour. La reprise doit concerner progressivement tous les étudiants », écrivent la CPU, l’Auref, Udice, la CGE et la Cdefi, dans un communiqué commun, le 15 janvier, à l’issue d’une réunion avec le Premier ministre et la ministre de l’Enseignement supérieur de la recherche et de l’innovation.  

« La semaine prochaine nous allons organiser la reprise des L1 et DUT en TD. Pour les autres étudiants, un horizon de 15 jours après le 25 janvier reste acceptable », déclare Guillaume Gellé, vice-président de la CPU, à News Tank


14 janvier : Jean Castex annonce la reprise en demi-groupes des TD d'étudiants de première année à partir du 25 janvier  

« Nous autoriserons à partir de la semaine du 25 janvier la reprise par demi-groupes des travaux dirigés des élèves de première année, puis si la situation sanitaire le permet, aux étudiants des autres niveaux », annonce Jean Castex, Premier ministre, le 14/01/2021 lors d’un point presse. 

Tests antigéniques  

Comme l’indiquait un projet de circulaire présenté en Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail par le Mesri le 13/01, Frédérique Vidal, ministre de l’Esri indique « en lien avec les équipes du ministère des solidarités et de la santé, des tests antigéniques seront mis à la disposition des services de santé universitaire, en partenariat étroit avec les rectorats et les autorités de santé, pour nous permettre de surveiller l'évolution de l'épidémie dans les établissements »

Deux fois plus de psychologues 

En réponse à la détresse psychologique et sociale des étudiants, la ministre informe : “le nombre de psychologues dans les universités sera doublé ce semestre et de nouveaux personnels sociaux permettront d’accélérer l’accès aux aides d’urgence délivrées par le réseau des Crous pour tous les étudiants”


14 janvier : “Les étudiants sont dans une situation de détresse” (Paul Mayaux, Fage) 

Paul Mayaux, le président de la Fédération des associations générales étudiantes (Fage), pointe la situation de détresse psychologique des étudiants dans un entretien à News Tank [abonnés].  

« Les sollicitations pour nos distributions alimentaires et pour nos hotlines de soutien psychologique sont de plus en plus importantes », indique-t-il. « Les associations ne peuvent absorber toute la demande avec leurs dispositifs d'écoute”

Paul Mayaux presse les universités à réagir : « Les moyens ne sont clairement pas suffisants, avec un équivalent temps plein psychologue pour 30 000 étudiants quand la recommandation est d’un pour 1 000 à 1 500. Il faut agir, car la situation devient très compliquée ».


13 janvier : l’Association des villes universitaires de France appelle à un retour rapide sur site des étudiants 

L’Avuf demande « un retour rapide des étudiants en demi-jauge ou en quart de jauge dans le respect d’un protocole sanitaire établi territorialement en collaboration avec l’ensemble des acteurs de l’enseignement supérieur et une stabilité des mesures ».

L’association dénonce la situation “des centaines de milliers de jeunes en formation contraints à l’isolement, et privés des activités para-universitaires ou extra-universitaires devenues essentielles pour leur employabilité ultérieure ou leur vie de citoyens”. En savoir plus sur News Tank [abonnés]. 


13 janvier : « Il faut tout faire pour reprendre en présentiel à partir de février » (J-F. Delfraissy) 

« Il faut tout faire pour reprendre en présentiel une partie de l’activité des étudiants de l’enseignement supérieur à partir des vacances de février pour le deuxième semestre de l’année universitaire », déclare Jean-François Delfraissy, le président du Conseil scientifique Covid-19 sur France Info le 13 janvier. 

« Nous donnons au Gouvernement un avis et une attention particulière sur les universités, parce que le conseil scientifique a une vision sanitaire, mais pas seulement, et le retentissement sociétal, psychique chez nos étudiants est un problème majeur qui d’ailleurs est aussi sanitaire. Le niveau d’anxiété, de dépression, en particulier chez les étudiants de première année qui n’ont pas eu de contact présentiel avec leurs camarades est un problème majeur », ajoute Jean-François Delfraissy. 


11 janvier : l’accueil des étudiants décrocheurs reste « marginal » 

Lors de la première semaine de la rentrée en janvier 2021, l’accueil de groupes de dix étudiants s’est « fait de manière anecdotique, car la communication a été diffusée le samedi avant les congés de décembre : les équipes n’étaient pas à même de mettre en place les choses pour le 4 janvier », indique Jacques Fayolle, président de la Conférence des directeurs des écoles françaises d’ingénieurs.  

François Germinet, président de CY Cergy Paris Université précise que son établissement « commence à accueillir la semaine du 4 janvier et surtout la semaine du 11 janvier quelques groupes de dix étudiants sous la forme de soutien et de TD, principalement pour les L1 et pour les étudiants en fracture des autres niveaux. Mais tout cela reste très marginal. »

Retrouvez les interviews complètes de Jacques Fayolle, François Germinet et Philippe Dulbecco, recteur délégué à l’Esri de la Région académique de Provence-Alpes-Côte d’Azur sur le site de News Tank HER [abonnés !].


10 janvier : l’accueil des étudiants sur site pour du soutien pédagogique validé par décret 

Les « activités de soutien pédagogique » font désormais partie des motifs permettant l’accueil des usagers dans les établissements d’enseignement supérieur, indique le décret du 9 janvier paru au Journal officiel le 10 janvier. 

Le texte vient ainsi sécuriser juridiquement les dispositions prévues par le Mesri, rapporte l’agence News Tank HER [abonnés]. La circulaire relative à la reprise progressive des enseignements dans les établissements d’enseignement supérieur à partir de janvier 2021 prévoit en effet à partir du 4 janvier, l’accueil en petits groupes de dix étudiants maximum sur convocation pour des activités de soutien pédagogique ou des TD, sans nécessiter une autorisation du recteur. 


26 décembre : le recours à la visioconférence élargi pour l’organisation des examens et concours de la fonction publique en 2021 

Paru au Journal officiel le 26 décembre, le décret relatif à l’application de l’ordonnance concernant l’organisation des examens et concours de la fonction publique pendant la crise sanitaire élargit le recours à la visioconférence et en précise les modalités d’utilisation pour les épreuves et les délibérations des jurys.  

Ces dispositions s’appliquent pour les voies d’accès ouvertes ou en cours entre le 1er janvier et le 30 avril 2021 inclus. Excepté pour la fonction publique territoriale, ces adaptations peuvent notamment prévoir la suppression d'épreuves orales ou leur remplacement par des épreuves écrites. Le décret cite également d’autres dispositions pouvant être prises afin d’assurer la continuité des épreuves :

  • la possibilité de repousser la date limite d’inscription ;
  • l’envoi électronique des documents pour l’inscription ;
  • la possibilité d’annulation ou de report des épreuves. 

Plus de détails sur le site de News Tank HER (abonnés)


20 décembre : Les conditions de la reprise des enseignements en janvier 2021 précisées par la Dgesip 

La direction générale de l’enseignement supérieur et de l’insertion professionnelle, Dgesip a publié la circulaire relative à la reprise progressive des enseignements d’enseignement supérieur à partir de janvier 2021. Le texte évolue peu par rapport au projet initial. La Dgesip précise toutefois que la reprise des TD est envisagée « au plus tôt au cours de la semaine du 20 janvier » et pas celle du 11 janvier comme initialement prévu. Pour cette reprise, « la situation sanitaire sera appréciée à la fin du mois de décembre 2020 »

Dans une foire aux questions, le Mesri ajoute que des groupes de dix étudiants maximum pourront être accueillis sur convocation de leur établissement pour des activités de soutien pédagogique ou des TD, « sans nécessiter une autorisation du recteur ». Il revient aux établissements de déterminer qui sont les étudiants concernés, « qui devront être les étudiants les plus fragiles, parmi notamment les étudiants nouvellement arrivés dans l’enseignement supérieur, les étudiants en situation de handicap, de précarité numérique, de décrochage ».  

Il est également rappelé que pour fixer la jauge de 50 %, il faut se référer à la « capacité d’accueil maximale des salles d’enseignement ». Plus de détails sur le site de News Tank HER [abonnés !].


18 décembre : le scénario prévu par le Mesri pour la reprise des cours le 4 janvier  

 Dans un projet de circulaire, le Ministère de l’enseignement supérieur de la recherche et de l’innovation (Mesri) précise le scénario de reprise progressive des enseignements en présentiel dans les établissements d’enseignement supérieur en janvier. L’agence News Tank HER a obtenu une copie de cette circulaire, en voici les principales mesures :  

  • À partir du 4 janvier 2021 : accueil en petits groupes d’étudiants limités à dix, pour des activités de soutien pédagogique sur convocation, réservé « aux étudiants les plus fragiles » ; 
  • Courant janvier « selon l’évolution de la situation sanitaire » et « au plus tôt au cours de la semaine du 11 janvier » : reprise des TP et TD en présentiel pour les étudiants de première année post-baccalauréat, dans la limite de 50 % de la capacité d’accueil des salles d’enseignement.

Pour les autres niveaux de formation, c’est le fonctionnement prévu par la circulaire du 30 octobre qui continue de s’appliquer, à savoir « l’ensemble des enseignements dispensés aux étudiants, apprentis, stagiaires de la formation continue doivent être délivrés à distance ». À titre dérogatoire, des enseignements pratiques peuvent être délivrés en présentiel « dans le cas où le caractère pratique de l’enseignement rend impossible de l’effectuer à distance »

Plus de détails sur le site de News Tank HER [abonnés !].


15 décembre : des dérogations pendant le couvre-feu pour se rendre ou revenir des établissements du supérieur 

Les déplacements à destination ou en provenance des établissements d’enseignement supérieur, de formation pour adultes ou du lieu d’organisation d’un examen ou d’un concours font partie des motifs dérogatoires permettant aux personnes de se déplacer hors de leur lieu de résidence entre 20 heures et 6 heures du matin, selon un décret du 14 décembre paru au Journal officiel le lendemain.  

Le nouveau décret modifie également les dispositions relatives aux bibliothèques et centres de documentation des établissements supérieurs. Alors que depuis le 29 octobre, ils n'étaient accessibles que sur rendez-vous ainsi que pour le retrait et la restitution de documents réservés, ils le sont désormais entre 6 heures et 20 heures, rapporte l’agence News Tank HER [abonnés].  


10 décembre : les étudiants en santé réagissent contre la fin des salles dédiées aux cas symptomatiques lors des examens 

Dans sa fiche de protocole sanitaire dédiée à l’organisation des espaces d’examens et concours étudiants mise à jour le 27 novembre 2020, la Dgesip ne mentionnait plus la possibilité de « prévoir une salle distincte pour les candidats se déclarant comme ayant des symptômes de la maladie (toux, fièvre, etc.) à leur arrivée ou la veille »

En réaction, plusieurs organisations d'étudiants en santé (dont l’Anemf) s’expriment contre ce changement. « Contrairement aux autres étudiants de licence, il n’est pas possible d’organiser une seconde session d’examens courant janvier », indiquent-elles, ce qui « entraînera, inévitablement, un redoublement d’office » des étudiants concernés.  Leur crainte est que les étudiants symptomatiques décident de venir sans se déclarer et créent ainsi de nouveaux clusters. 

Contactée par News Tank (abonnés) à ce sujet, la Dgesip indique qu’il s’agit d’une décision de la cellule interministérielle de crise


8 décembre : le ministère prépare une reprise des cours « graduée en lien avec personnels et étudiants » 

Frédérique Vidal va « solliciter l’ensemble des acteurs de la communauté universitaire afin d’organiser collectivement les modalités » de la reprise progressive des enseignements en présentiel à partir du 04 janvier, « si la situation sanitaire le permet », annonce l’agence News Tank HER [abonnés]. 

Cette concertation était réclamée par le Sgen-CFDT. Plaidant pour une reprise « partielle, progressive et mesurée » afin d'éviter une troisième vague, le syndicat demande à ce que les décisions « soient collégiales et organisées par territoires, selon la situation sanitaire, avec l’appui des ARS et l’avis des instances des universités, en particulier avec les mandatés des CHSCT et les élus étudiants »

Pour le Sgen-CFDT, il est important que les personnels et les étudiants soient informés « le plus tôt possible de la date de la reprise en présentiel et de ses modalités précises », afin d’avoir « le temps d’anticiper et d’organiser”.  

De son côté, la Fage se félicite aussi d’une réouverture des établissements début janvier. Mais précise que la rentrée et le retour du présentiel « ne doivent pas être une fin en soi ». Estimant que la crise « a creusé les inégalités pendant de longs mois au sein de la communauté étudiante », elle invite « l’ensemble des acteurs de l’ESR à réfléchir à la mise en place de modules pédagogiques concrets permettant de dûment rattraper les lacunes accumulées durant cette période ».  


4 décembre : Jean Castex demande aux universités de préparer un retour progressif des étudiants début 2021

Le Premier ministre demande aux universités de travailler avec Frédérique Vidal, ministre de l’Esri, pour préparer une reprise progressive des cours début janvier, en priorisant les publics fragiles (étudiants en L1, étrangers, en situation de handicap et en risque de décrochage), apprend l’agence News Tank HER [abonnés] à l’issue d’une rencontre à Matignon entre la Conférence des présidents d’université et Jean Castex.

Autre annonce du Premier ministre : le renforcement des équipes de psychologues et assistantes sociales, afin de répondre aux risques psychologiques des étudiants. « C’est un point que nous avons abordé en détail, études scientifiques à l’appui, et qui a été entendu, ce dont nous nous félicitons ». Le budget débloqué sera de l’ordre de 3 millions d’euros.

Le même jour, dans une interview au média en ligne Brut, Emmanuel Macron indiquait lui aussi concernant la réouverture des universités : « Nous allons essayer de commencer plus tôt, et de reprendre davantage de TD en présentiel et peut-être — si les chiffres sont bons début janvier — des cours, mais en demi-amphi. »


30 novembre : un référé-liberté devant le Conseil d'État pour accélérer le retour du présentiel

77 enseignants-chercheurs et personnels administratifs de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne ont déposé ce jour un référé-liberté auprès du Conseil d'État pour demander le retour des étudiants à l’université avant début février. L’audience est prévue le 3 décembre, rapporte News Tank HER [abonnés]

« Alors qu’aujourd’hui des centaines de clients peuvent, après avoir rempli leur auto-attestation, s’agglutiner dans un centre commercial sans limite de temps “pour effectuer des achats de biens“, les usagers du service public universitaire ne peuvent suivre, même dans le respect de règles sanitaires, aucun enseignement en présentiel d’une durée d’une heure trente ou de trois heures », pointe notamment le référé-liberté.

Rappel : Le référé-liberté permet de demander au juge de prendre en urgence une mesure nécessaire à la sauvegarde de libertés fondamentales si l’administration y porte atteinte de manière grave et illégale.


30 novembre : la santé mentale des étudiants s’est détériorée pendant le premier confinement 

Durant le confinement du printemps 2020, 32,5 % des étudiants présentaient des symptômes dépressifs contre 16,2 % des non-étudiants, 24 % des symptômes anxieux, 33,1 % du stress élevé et 11,7 % des pensées suicidaires.  

Tels sont les résultats définitifs de l'étude Confins (en anglais) portant sur la santé mentale des Français lors du premier confinement et réalisée auprès de 2 300 personnes. L’équipe I-Share en charge de l’étude précise :  

« Ces résultats alertent sur la situation psychologique des étudiants durant cette épidémie et ce deuxième confinement, laissant craindre des conséquences qui pourraient être dramatiques en termes de décrochage et de dépression. […] Il est urgent de réussir à identifier les étudiants les plus à risque et leur permettre d’obtenir une prise en charge psychologique en renforçant les structures d’aides existantes, notamment les services de santé universitaires. »

Plus de détails sur les résultats de l'étude sur News Tank HER [abonnés].


27 novembre : évolution du protocole sanitaire dédiée à l’organisation des espaces d’examens et concours étudiants 

Le protocole mis à jour par la Dgesip le 27 novembre est très similaire à celui publié en mai 2020. Il intègre cependant quelques modifications : 

Port du masque  

Le stock de masques prévu ne doit servir qu’aux personnels d’accueil et de surveillance, mais a priori plus aux candidats qui n’en auraient pas. En outre, il doit être « chirurgical » et « conservé pendant l’épreuve »

Pour les oraux également, le masque est obligatoire. Et cela, aussi bien pour l’étudiant que le jury. 

Manipulations et restauration 

Interdites lors des oraux jusqu’en mai, les manipulations ou expériences peuvent être autorisées « lorsque l'évaluation des compétences attendues de l'étudiant les rend indispensables »

Enfin, pour la restauration, il n’est plus donné la possibilité de « prévoir des espaces permettant de garantir la distanciation, privilégiant les espaces extérieurs »


26 novembre : l’Avuf réclame « un retour rapide des étudiants avec une jauge à 50 % pour sauver le deuxième semestre »

L’Association des villes universitaires françaises (Avuf) « demande le retour rapide des étudiants avec une jauge de 50 % des effectifs, dans le respect d’un protocole sanitaire établi territorialement en collaboration avec l’ensemble des acteurs de l’enseignement supérieur, et une stabilité des mesures » afin de “sauver le deuxième semestre » universitaire. 


26 novembre : la CPU et  l’Auref demandent un retour sur site progressif « dès début janvier 2021 » 

A l’occasion de sa future rencontre avec le Premier ministre et la ministre de l’Esri, la Conférence des présidents d’université « défendra le principe d’une réouverture maitrisée, progressive, dès le début du mois de janvier, et d’un accompagnement des étudiants, ces derniers étant en enseignement à distance depuis près d’un an, pour permettre une réouverture totale des établissements au début du deuxième semestre », rapporte News Tank HER [abonnés]. 

« Nous demandons fermement à ce que le calendrier prévu pour le retour sur site des étudiants soit conforme à celui des activités universitaires et à ce que le deuxième semestre puisse débuter en présentiel dans tous nos établissements, dans le strict respect des règles sanitaires. Il est urgent de redonner la priorité à l’avenir de la jeunesse et aux missions qui sont celles de l’université auprès d’elle », précise de son côté l’Alliance des universités de recherche et de formation (Auref).  


26 novembre : un retour des étudiants envisagé le 20/01 (Jean Castex) 

Lors d’une communication gouvernementale visant à préciser les récentes annonces d’Emmanuel Macron, le Premier ministre évoque une rencontre avec la Conférence des présidents d’université, aux côtés de Frédérique Vidal, ministre de l’Esri, « dans les prochains jours ».  

Il indique en outre que le retour des étudiants dans les établissements du supérieur pourra être envisagé au 20/01, “si la période des fêtes de fin d’année ne s’est pas traduite par un rebond de l’épidémie« 

Des emplois étudiants et un budget doublé pour le Crous 

Jean Castex annonce par ailleurs la création de « 20 000 emplois étudiants, dont la mission sera de venir en soutien des étudiants décrocheurs. Ce nouveau dispositif représentera un investissement à hauteur de 50 M€ de l’État »

Si dans son intervention, Jean Castex indique que ces emplois étudiants seront gérés par les Crous, l’agence News Tank apprend de plusieurs sources que ce sont les universités qui en seront chargées, en lien avec les Crous.  

Le budget alloué aux Crous sera doublé, afin de leur permettre de verser des aides d’urgence. Mesure qui permettra d’aider « 45 000 jeunes supplémentaires à se loger et à se nourrir », pour un coût de « 56 M€ sur les prochains mois »

Quant à l’insertion professionnelle, elle sera soutenue par un nouveau dispositif : « Le Gouvernement va proposer un dispositif spécifique qui conjuguera un accompagnement par l’Apec ou Pôle emploi, ainsi qu’une allocation financière supplémentaire de 500€ maximum par mois », dit Jean Castex. 


26 novembre : Michel Deneken, président de l’Unistra, déclare « la détresse morale » des étudiants « tuera plus, à terme, que le virus » 

Le président de l’Unistra Michel Deneken, dans un entretien à FranceInfo alerte : « la détresse morale » des étudiants « tuera plus, à terme, que le virus ». Il parle également d’une véritable bombe à retardement sociale et humaine«  dans les universités. 

L’Université de Strasbourg appartient à l’association Udice, qui a plaidé le 24 novembre pour la réouverture accélérée des universités. 


24 novembre : Accueillir les étudiants dès janvier avec une jauge de 50 %, demande d’Udice 

C’est ce que réclame l’association Udice, regroupant les universités Idex et Lyon 1 : la possibilité d’accueillir les étudiants, dès début janvier, avec une jauge de 50 %. 

Les présidents d’université représentés par Udice lancent cet appel aux pouvoirs publics, le 24 novembre, en réaction à la dernière allocution d’Emmanuel Macron. 

Ils regrettent une logique de « deux poids, deux mesures » qui créé « la stupéfaction, pour ne pas dire la colère, dans la communauté universitaire »

D’autant plus qu’ils estiment avoir « su prendre les mesures en urgence pour le premier confinement » et se sentent « responsables de tout faire pour éviter à la fois une expansion de la crise sanitaire et une nouvelle crise humaine aux conséquences imprévisibles »


24 novembre : le Président annonce une potentielle réouverture des universités en février 

Michel Deneken, président de l’Unistra
Michel Deneken, président de l’Unistra - © Élysée

Emmanuel Macron a annoncé le 24 novembre à l’occasion d’une allocution sur la situation sanitaire que les universités pourront « reprendre les cours, avec une présence physique de tous les élèves » à partir du 3 février 2021

Cette reprise du présentiel est néanmoins conditionnée par la situation sanitaire : pour qu’elle ait lieu, il faudra que le nombre de contaminations soit inférieur à 5000 par jour


23 novembre : prolongation des contrats doctoraux, un financement encore attendu 

Suite au premier confinement, le Mesri a assuré qu’il financerait la prolongation des contrats doctoraux impactés pour les cohortes 2020, 2021 et 2022. Des enveloppes substantielles qui devaient parvenir aux établissements en fin d’année 2020 et qui se font attendre.  

“Je ne perds pas espoir qu’une partie des demandes soient traitées d’ici la fin de cette année”, a déclaré Thomas Coudreau, président du Réseau national des collèges doctoraux, à News Tank [abonnés]. “D’après mon niveau de connaissances en la matière, je ne pense pas que l’impact d’un délai supplémentaire soit dramatique d’un point de vue financier”

Néanmoins, un point d’inquiétude persiste : “certains estiment que le langage est suffisamment vague pour ce cela ne soit finalement pas tenu”, rapporte celui qui est également directeur du collège des écoles doctorales de l’Université de Paris. 

Autre sujet de mobilisation actuellement pour les acteurs français : obtenir que l’Europe prenne en charge la prolongation des contrats financés par des programmes européens. 


13 novembre : SFR donne 20 000 recharges prépayées et 240 000 Go de data pour les jeunes précaires 

En réponse directe à la demande de la CPU, le 10 novembre dernier, appelant l'État à « réunir les opérateurs télécoms afin de proposer des forfaits données mobiles adaptés à cette période pour nos étudiants »SFR déploie un nouveau plan d’action à destination des jeunes en situation de précarité, et en priorité des étudiants. 

Associé à Emmaüs Connect et en partenariat avec le Mesri, SFR fait ainsi don de 20 000 recharges prépayées avec appels et SMS illimités, 240 000 Go de data, 3 000 smartphones et 1 500 box de poche 4G. 


12 novembre : Jean Castex annonce la création de 1600 référents étudiants dans les cités universitaires 

« Dans les prochains jours, sur proposition de la ministre en charge des universités [Frédérique Vidal], chacune des 800 cités universitaires de France va disposer de deux référents étudiants qui viendront renforcer le travail des services des Crous, notamment pour accompagner les étudiants de première année et les étudiants les plus en difficulté”, a déclaré le Premier Ministre Jean Castex à l’occasion du point d’étape sur la situation sanitaire.  

« Ce sont près de 1600 emplois étudiants qui seront ainsi créés sur les mois de novembre, décembre et janvier, dans un contexte où l’emploi étudiant s’est par ailleurs raréfié », a-t-il précisé. 

En outre, le chef du gouvernement a annoncé une prolongation du confinement au-delà du 1er décembre. A cette date, « les règles de déplacement, l’attestation obligatoire ne changeront pas par rapport à la situation actuelle », a-t-il ajouté.   


10 novembre : la fréquentation des campus limitée de 5 à 10 % annonce Frédérique Vidal. 

« Sous le contrôle rigoureux des recteurs, la fréquentation des campus est limitée à 5 à 10 % de la fréquentation habituelle », indique la ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal dans une communication au conseil des ministres. 

La Conférence des Présidents d’Université appelle à ce que le « maintien a minima des établissements » se poursuive «  notamment pour l’accueil des examens et l’accès des étudiants à certains services et enseignements pratiques ».  

Elle demande par ailleurs au gouvernement un soutien pour «  financer des mesures exceptionnelles pour le tutorat et le mentorat et réunir les opérateurs télécoms afin de proposer des forfaits données mobiles adaptés à cette période pour nos étudiants »


6 novembre : Accueil des publics « nécessitant un accompagnement pédagogique » en présentiel dans les CFA 

Un document du ministère du travail relatif aux conséquences du reconfinement pour les organismes de formation et les CFA, mis à jour le 06 novembre, et relayé sur le site de la Dgesip indique la possibilité d’un accueil en présentiel dans ces structures. 

Cela concerne les publics « les moins qualifiés et/ou pour lesquels un accompagnement pédagogique renforcé est nécessaire, mais aussi les stagiaires ou apprentis en situation d’illectronisme ou ne possédant pas le matériel nécessaire à la poursuite de la formation à distance », indique le document. 

A l’instar du reste de l’enseignement supérieur, le présentiel est également possible dans le cas où « le stagiaire ou l’apprenti doit accéder à un plateau technique ou à un certain nombre d’outils et de machines afin d’acquérir ou de perfectionner des gestes techniques »


9 novembre : le Bureau national des étudiants en école de management milite pour plus de transparence sur les frais de scolarité 

Après une pétition des étudiants de Toulouse business school demandant à la direction de l'école « de revoir à la baisse leurs frais de scolarité », le Bureau national des étudiants en école de management (BNEM) plaide pour « plus de transparence et de pédagogie sur ce sujet » de la part des directions.  

Très sollicité par les étudiants avec la crise sanitaire, le président du BNEM, Etienne Loos affirme : « Au quotidien c’est l’isolement et la déception d’une vie associative amputée qui cristallisent les mécontentements »


5 novembre : plusieurs syndicats réclament le retour des cours en présentiel et des créations de postes 

Dans un communiqué publié le 5 novembre dernier, une intersyndicale de l’enseignement supérieur de la recherche et de l’innovation demande des moyens financiers dans l’urgence. Dans le détail, elle réclame : 

  • « La titularisation immédiate des non-titulaires exerçant des fonctions pérennes à tous les niveaux dans l’ESR » ; 
  • Le dédoublement des enseignements notamment des TD ; 
  • La poursuite de « certains enseignements et dispositifs d’accompagnement en présentiel, au-delà des seuls TP dérogatoires pour éviter le décrochage des étudiants en difficulté pédagogique, en précarité numérique […] ou en difficultés sociale et psychologique ».  

5 novembre : modalités du bac 2021, calendrier inchangé pour Parcoursup 

Le ministère de l'éducation, de la jeunesse et des sports annonce le 5 novembre que “l’ensemble des disciplines du baccalauréat soumises au contrôle continu durant l’année scolaire 2020-2021 sera validé sur le fondement des notes du bulletin scolaire

Ainsi, les épreuves communes de contrôle continu de première et de terminale n’auront pas lieu. 

Toutefois, le ministère indique que les épreuves terminales sur les enseignements de spécialité, prévues en mars 2021, sont maintenues. 

Le calendrier de Parcoursup reste inchangé. 


4 novembre : les prépas répondent à la CPU 

L’Association des proviseurs de lycées ayant des classes préparatoires aux grandes écoles (APLCPGE) a réagi au communiqué de la Conférence des présidents d’universités (CPU), le 4 novembre.  

« Les classes prépa sont méritocratiques et vecteurs d’ascension sociale. Elles ne méritent pas de telles attaques internes qui ne font que diviser, alors qu’il faut, en ces temps difficiles, plutôt nous rassembler », écrit l’association. 

Une déclaration qui intervient après que la CPU ai fait part, le 29/10, « de sa stupéfaction en apprenant que les classes préparatoires aux grandes écoles, dans les lycées, pourront rester ouvertes », alors que les universités doivent basculer en distanciel.  


5 novembre : La Rochelle Université et l’Université Gustave Eiffel adaptent leur plan d’activité 

La Rochelle Université : rendez-vous en personne entre étudiant et enseignant, appel à tous les étudiants…  

Depuis le premier confinement, l’Université s’est “dotée de matériel supplémentaire de visioconférences, podcasts et vidéos”. Ainsi, un accueil sur site est prévu pour les enseignants qui souhaiteraient accéder au matériel mis à leur disposition, notamment vacataires.  

“Cette fois-ci encore, La Rochelle Université prévoit d’appeler tous les étudiantes et étudiants en première année de licence, afin de leur offrir un suivi personnalisé”, annonce également l’établissement dans un communiqué. 

La bibliothèque universitaire, quant à elle, sera ouverte du mardi au jeudi. 

Engagement solidaire auprès des étudiants 

“À ce jour, plus de 150 ordinateurs provenant de donateurs ou de la Région sont prêts à être distribués, ainsi que des clés 4G”, affirme La Rochelle Université.  

Université Gustave Eiffel : un dispositif d’écoute, télétravail obligatoire deux jours par semaine

Afin d’apporter une aide d’urgence, l’Université a mis en place un dispositif d’écoute appelé « Lugélinei ». Chacun y est invité à faire part de ses difficultés. 

En outre, l'établissement précise dans un communiqué : “D’une manière générale, les personnels sont fortement invités à télétravailler 5 jours par semaine, avec un minimum obligatoire de 2 jours par semaine télétravaillés”.  


4 novembre : report des élections universitaires à l’Unistra 

Le vote électronique n’ayant pas été mis en place à l’Université de Strasbourg (Unistra), l’établissement a annoncé le report de ses élections, le 4 novembre dernier.  

Ces dernières étaient en effet prévues par le biais d’un vote à l’urne le 17 novembre pour les collèges des personnels et les 24 et 25 novembre pour les collèges des étudiants 

« Le mandat des élus de l’Unistra sera prorogé jusqu’aux prochaines élections, qui ne pourront intervenir avant février 2021 soit à l’urne, soit par vote électronique », indique l’université dans un communiqué de presse. 


3 novembre : vidéoconférence « à titre exceptionnel » pérennisée pour l’HDR et la soutenance de thèse

Un arrêté du 27 octobre, publié au Journal Officiel ce lundi 3 novembre, pérennise le recours à la vidéoconférence pour la présentation des travaux dans le cadre d’une Habilitation à diriger des recherches (HDR) et d’une soutenance de thèse.

Un premier arrêté dans ce sens avait été publié le 21/04, en réponse à la crise sanitaire et au confinement. Mais sa portée était limitée jusqu’au 01/10.

Le nouveau texte précise cependant que le recours à la vidéoconférence se fera « à titre exceptionnel ».


30 octobre : circulaire, FAQ et protocole sanitaire sur le site de la Dgesip 

Publié sur le site de la Dgesip, plusieurs documents apportent des précisions :

En voici les principales dispositions.

Examens et concours 

Ces derniers (notamment les épreuves de contrôle continu) peuvent être organisés en présentiel« dans le cadre du strict respect du protocole sanitaire de mai 2020 actualisé et avec port du masque permanent par tous »

Autre point important : la possibilité de prolongation de l’ordonnance du 27/03/2020, relative à l’organisation des examens et concours pendant la crise sanitaire, “jusqu’en octobre 2021”

« Elle s’applique à toutes les modalités d’accès aux formations de l’enseignement supérieur et de délivrance des diplômes (…) et à toutes les voies d’accès aux corps, cadres d’emplois, grades et emplois de la fonction publique », indique la foire aux questions de la Dgesip. 

Ce qui permet le recours à la visioconférence (y compris pour les comités de sélection d’enseignants-chercheurs) et l’adaptation des épreuves. Voir News Tank [abonnés] pour plus de détails. 

Étudiants internationaux  

Les étudiants internationaux sont bien autorisés à venir en France, cela constituant « une dérogation qui permet d’entrer sur le territoire national ».

Ils doivent alors « se soumettre aux règles applicables à tout étranger autorisé à entrer sur le territoire national pour ce qui concerne les tests », et donc « avoir réalisé un test dans les 72 heures avant l’embarquement ou en réaliser un à leur arrivée à l’aéroport » (à l’exception des étudiants provenant de l’Union européenne). 

Stages et apprentissage 

Les stages peuvent avoir lieu pendant le confinement. « Dès lors que la structure d’accueil en stage considère que la mission confiée au stagiaire ne peut être effectuée à distance, le stage peut être accompli en présentiel au sein de la structure d’accueil. » 

L’apprentissage est régi par les règles définies : 

  • par la circulaire pour la partie universitaire (distanciel sauf lorsque le caractère pratique de l’enseignement impose le présentiel, et qu’elle figure à ce titre sur la liste arrêtée par le recteur) 
  • par l’entreprise pour la partie professionnelle (télétravail sauf lorsque l’activité ne peut être réalisée à distance). 

Recherche 

Il est déjà établi que, dans le cadre de leurs recherches, les doctorants et chercheurs peuvent accéder aux laboratoires et unités de recherche. 

« Toutes les activités professionnelles se poursuivent, en particulier les activités de recherche et concourant à la formation par la recherche », précise la circulaire. 

« Pour les activités qui ne peuvent pas être effectuées à distance ou qui sont nécessaires à la poursuite du service public, les personnels (administratifs, techniques, enseignants-chercheurs, chercheurs, titulaires et contractuels) sont autorisés à se rendre en laboratoire de recherche »


30 octobre : les mesures de lutte contre la précarité étudiante

La circulaire relative à la mise en œuvre du confinement adapté dans l’enseignement supérieur et la recherche détaille un certain nombre de mesures sociales pour aider les étudiants en difficulté.  

Cela passe par un soutien financier avec :   

  • La vente à emporter en restaurants universitaires, avec des repas à 1€ pour les étudiants boursiers. “Aucune restauration assise ne sera assurée”, précise la circulaire ; 
  • La simplification des procédures pour les aides ponctuelles d’urgence attribuées par les Crous, à tous les étudiants, boursiers ou non ; 
  • Une aide exceptionnelle de 150 € pour les étudiants boursiers versée début décembre ; 
  • La réévaluation possible des droits de bourse sur la base des revenus de 2020 pour les étudiants qui en font la demande ; 
  • Le gel des loyers en cité universitaire est en place jusqu’au 01/09/2021.  

Autres services accessibles

Pour accompagner les étudiants, plusieurs services administratifs restent ouverts, sur rendez-vous ou convocation, lorsqu’il n’est pas possible d’effectuer les démarches à distance. C’est le cas des services sociaux, de santé, d’accueil et de gestion des résidences des Crous. 

Pour réduire la fracture numérique, “des salles de travail équipées en matériel informatique ou permettant un accès à internet sont ouvertes sur rendez-vous, dans le respect des mesures sanitaires”, indique la circulaire. Elles visent en priorité les étudiants ne disposant pas de l’équipement ou de la connexion nécessaires au suivi des enseignements à distance 

De leur côté, les bibliothèques et centres de documentation universitaires restent accessibles sur rendez-vous. Les usagers doivent pouvoir accéder aux guichets de prêt (emprunt et retour). La capacité d’accueil des salles de lecture est limitée à 50 %.  


30 octobre : les mesures relatives aux ressources humaines 

Dans les précisions sur le site de la Dgesip, figurent les mesures liées aux ressources humaines.

Avancements de grade, recrutement des enseignants-chercheurs, réunions 

« Les procédures RH liées notamment à l’avancement de grade seront maintenues d’ici à fin 2020 selon les calendriers prévus », indique la foire aux questions accompagnant la circulaire. 

Quant à la procédure de recrutement des enseignants-chercheurs, elle « pourra comprendre des aménagements de date, qui seront annoncés prochainement »

Le recours à la visioconférence sera « favorisé » pour les réunions du Conseil national des universités et la mobilisation des réseaux professionnels des DRH d’université et des Établissement public à caractère scientifique et technologique. 

Autorisations spéciales d’absence 

Elles concernent les trois cas suivants : 

  • Les personnels identifiés comme contacts à risque dont les missions ne sont pas télétravaillables ;
  • Les personnels vulnérables dont les missions ne sont pas télétravaillables. « Le décret définissant les critères permettant d’identifier les personnels vulnérables sera modifié dans les tous prochains jours », indique la circulaire ; 
  • Le parent devant assurer la garde de son enfant de moins de 16 ans en raison de la fermeture de leurs crèche, école ou collège, ou encore lorsque son enfant est identifié comme cas contact à risque (…) « uniquement dans l’hypothèse où la classe ou l’établissement d’accueil de l’enfant fait l’objet d’une mesure de restriction arrêtée par le Préfet de département ou encore dans celle où pour d’autres raisons, l’enfant ne peut être accueilli par son établissement d’accueil »

Dialogue social 

Cela avait été l’un des parents pauvres du premier confinement, le ministère insiste donc. 

« Durant la période de confinement, la réunion des instances de dialogue social doit permettre de maintenir un échange régulier avec les représentants du personnel. Ces réunions seront organisées à distance (…). 

Les comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail des établissements (…) ont vocation à être réunis sur les mesures prises pour la mise en œuvre du confinement. » 


30 octobre : Frédérique Vidal reçoit les représentants de la communauté universitaire

Une aide exceptionnelle de 150€ sera versée début décembre aux boursiers.
Une aide exceptionnelle de 150€ sera versée début décembre aux boursiers. - © Sénat

Frédérique Vidal, ministre de l’enseignement supérieur de la recherche et de l’innovation, a annoncé dans un tweet avoir passé la matinée du 30 octobre à échanger avec « les conférences d’établissements, Cnous, organismes de recherche, les organisations syndicales représentatives et les organisations étudiantes pour informer et associer l’ensemble des acteurs sur les mesures à mettre en place pour ce confinement ».

Toujours via le réseau social, elle s’engage à réunir les syndicats chaque semaine et annonce la parution d’une circulaire détaillant les mesures à prendre pour les quatre prochaines semaines.

« Nous devons continuer à accompagner les étudiants les plus fragiles et ceux qui risquent le plus de décrocher. (…)

Des mesures financières ont d’ores et déjà été prévues et nous allons évidemment continuer à accompagner les établissements notamment pour la mise en place des formations à distance », déclare-t-elle, sur la chaîne Public Sénat, le même jour.

La ministre rappelle également que « les universités ne sont pas fermées, simplement les modalités d’enseignement sont adaptées ».

Polémique sur l’ouverture des classes préparatoires

Le maintien des cours en présentiel pour les BTS et les CPGE, hébergés dans les lycées, crée des tensions.

Le sujet n’a pas été évoqué lors de la conférence de presse du Gouvernement du 29 octobre en fin de journée. Mais le maintien de l’ouverture des BTS et CPGE est de fait confirmé par Gabriel Attal, porte-parole du Gouvernement, sur… Instagram.

Retrouvez les réactions de la Conférence des présidents d’université et de Jean Chambaz, président de Sorbonne Université sur News Tank HER [abonnés], vent debout contre cette différence de traitement.

Pour Jean Chambaz c’est un « constat glaçant » que « les classes prépas restent ouvertes pour les enfants des classes dirigeantes ».


30 octobre : ce qui est autorisé malgré le confinement

Publié ce 30 octobre au Journal officiel, le décret du 29/10 instaurant le nouveau confinement indique :

« L’accueil des usagers dans les établissements d’enseignement supérieur est autorisé aux seules fins de permettre l’accès :

  • aux formations, lorsqu’elles ne peuvent être effectuées à distance compte tenu de leur caractère pratique dont la liste est arrêtée par le recteur de région académique ;
  • aux laboratoires et unités de recherche, pour les doctorants ;
  • aux bibliothèques et centres de documentation, sur rendez-vous ;
  • aux services administratifs, uniquement sur rendez-vous ou sur convocation de l'établissement;
  • aux services de médecine préventive et de promotion de la santé, aux services sociaux et aux activités sociales organisées par les associations étudiantes ;
  • aux locaux donnant accès à des équipements informatiques, uniquement sur rendez-vous ou sur convocation de l'établissement;
  • aux exploitations agricoles. »

29 octobre : Jean Castex apporte des précisions à la presse sur les examens, les restaurants universitaires, la recherche…

Lors d’une conférence de presse, le Premier ministre, Jean Castex, apporte des informations sur la réglementation pour les établissements du supérieur.

« Dans l’enseignement supérieur, la règle sera le distanciel. Dans les universités et tous les établissements, les cours magistraux et les TD devront être assurés en ligne. Seuls les travaux pratiques et enseignements professionnels nécessitant du matériel spécialisé pourront se tenir en présentiel », annonce Jean Castex, selon News Tank HER [abonnés]).

Ainsi,

  • Les examens et les concours pourront se tenir, avec un protocole sanitaire renforcé.
  • Les restaurants universitaires pourront continuer à fonctionner, uniquement pour préparer des repas à emporter.
  • Les bibliothèques universitaires seront ouvertes sur rendez-vous et dans le respect d’une jauge.
  • Les activités de recherche doivent se poursuivre, en télétravail quand c’est possible, mais aussi en présentiel quand ça ne l’est pas.

Par ailleurs, il indique que « se rendre à des formations, uniquement quand ce n’est pas possible à distance, un examen ou un concours » font partie des dérogations retenues par le Gouvernement et qui donnent lieu une autorisation de déplacement.

Pour chaque sortie, il est évidemment nécessaire de se munir d’une attestation, disponible sur le site du Gouvernement et via l’application mobile Tous AntiCovid.


29 octobre : Jean Castex annonce le maintien des travaux pratiques à l’université

Au lendemain de l’annonce d’un second confinement par Emmanuel Macron, le Premier ministre s’exprime devant l’Assemblée nationale.

« Tous les cours magistraux et les TD se feront à distance, seuls les TP pourront, dans des conditions spécifiques, être maintenus dans les établissements d’enseignement supérieur », déclare Jean Castex. Des propos rapportés par News Tank HER [abonnés].

« Dans l’administration publique, tous les agents dont les missions peuvent être partiellement ou totalement exercées à distance télétravailleront cinq jours sur cinq. Pour ceux pour qui le télétravail n’est pas possible, des attestations dérogatoires seront disponibles », déclare par ailleurs le Premier ministre.


29 octobre : Université de Rouen, Sorbonne Université… premières réactions des établissements

 Emmanuel Macron lors de son allocution
Emmanuel Macron lors de son allocution - © Université de Rouen

« Pour permettre la continuité pédagogique, les services de l’université poursuivent leur travail avec les directeurs et directrices de composante et les enseignants », réagit l’Université de Rouen Normandie, parmi les premiers établissements à présenter sa stratégie, le 29/10/2020.

Elle donne ses premières indications « en attendant les précisions du Mesri ».

Par souci d’organisation, elle annonce que « les enseignements du 02 et 03/11 seront suspendus afin de permettre aux équipes pédagogiques et techniques d’élaborer les nouvelles modalités d’enseignement » bien que « l’université n’est pas fermée ».

Dépassant les exigences de l’État, certains établissements annoncent la fermeture totale de leurs campus.

C’est le cas de Sorbonne Université qui indique « l’interdiction d’accès pour tous les sites et locaux sans exception, y compris les bibliothèques », à partir du 30 octobre.

L’Ensa Nantes annonce elle aussi fermer ses portes le 29 octobre au soir « pour une durée indéterminée ».


28 octobre : le Président annonce un deuxième confinement et des cours en visioconférence

Alors qu’universités et grandes écoles ont plaidé pour maintenir une partie de leurs activités en présentiel (voir News Tank [abonnés]), le Président de la République, Emmanuel Macron annonce le mercredi 28 octobre 2020, un reconfinement, à compter du vendredi 30 octobre.

« Les crèches, les écoles, les collèges et les lycées demeureront donc ouverts avec des protocoles sanitaires renforcés, les facultés et établissements d’enseignement supérieur assureront à l’inverse des cours en ligne. Partout où c’est possible, le télétravail sera à nouveau généralisé, mais, et c’est une seconde différence avec le printemps, l’activité continuera avec plus d’intensité », annonce le chef de l'État lors de son allocution télévisée.

On comprend ainsi que les universités pourront rester ouvertes, mais que les cours passeront en distanciel. Concernant le personnel, le télétravail redevient la priorité.

Des précisions à venir et des contraintes susceptibles d'être allégées tous les 15 jours

« Dès demain, un débat suivi d’un vote se tiendra au Parlement (…) et le Gouvernement détaillera toutes ces mesures », ajoute le Président.

« Tous les 15 jours, nous ferons le point sur l’évolution de l’épidémie, nous déciderons le cas échéant de mesures complémentaires. Et nous évaluerons alors si nous pouvons alléger certaines contraintes », précise-t-il.

Pour en savoir plus:

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