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Digital learning : quelles sont les principales qualités nécessaires à son ou sa responsable ?

Par Marc Guiraud | le |  Parcours

Adaptabilité, réactivité et capacité à établir des liens de confiance, sont les trois principales qualités du responsable du digital learning, selon Olivier Gautreau, en charge du sujet à Excelia Group (La Rochelle).

Il donne aussi à Campus Matin sa vision des enjeux de son métier.

Olivier Gautreau, Excelia Group
Olivier Gautreau, Excelia Group
  • Adaptabilité

« Il faut savoir s’adapter aux demandes des enseignants pour ne pas les limiter dans leur projet pédagogique ».

  • Réactivité

« Être réactif aux évolutions technologiques pour apporter des solutions ludiques pour les étudiants et adaptées aux demandes des enseignants ».

  • Confiance

« Être dans une relation de confiance avec les enseignants et les étudiants est essentiel ».

Quels sont les principaux enjeux de votre métier ?

« Accompagner au mieux les enseignants et trouver les moyens techniques de mettre en œuvre leur pédagogie, me paraît l’enjeu principal.

Un mot d’ordre : la technologie ne doit pas être un frein à votre pédagogie.

Je suggère aux enseignants de ne pas se contraindre sur les aspects techniques et financiers. C’est à moi de trouver des solutions sur ces sujets. Si j’arrive à couvrir 80 % de ce qu’ils souhaitaient, c’est gagné ! »

Quelles sont les principales difficultés de votre métier ?

"Faire comprendre qu’un enseignement à distance n’est pas comparable à un enseignement en classe est le principal défi. Ce n’est pas évident car il faut changer de point de vue, changer de manière de penser, pour comprendre que les paramètres de l’enseignement à distance sont différents et spécifiques.

Il faut mettre en scène le cours de façon différente, afin de capter et de garder l’attention des étudiants. Le rythme, l’alternance entre théorie et exercices, doivent tenir compte des spécificités de la distance et de l’écran. Je dois convaincre les enseignants de ce qui est le mieux adapté tout en ménageant leur vision et leur susceptibilité bien naturelles d’auteurs de cours.

Comment voyez-vous votre métier dans les 5 ans qui viennent ?

La transformation digitale suit son cours dans l’enseignement supérieur. Les choses vont par étapes. Il y a cinq ans, nous souhaitions que tous les enseignants utilisent la plate-forme, puis qu’ils fassent du e-learning.

Dans 5 ans, je souhaiterais qu’ils créent leurs propres contenus en variant les outils et les solutions qui s’offrent à eux.

La production de contenus pédagogiques audiovisuels est un véritable enjeu en interne. Nous disposons des moyens techniques pour les réaliser. Il nous reste maintenant à mieux former les enseignants à cette possibilité. Être à l’aise face à 80 jeunes dans une salle de classe n’a rien à voir avec le fait d’être à l’aise devant une caméra. La captation audiovisuelle ne laisse aucune place à l’improvisation, ou à la digression, par exemple. Nous devons donc développer le média-training auprès des enseignants.

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