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Le carnet de Campus Matin : les cinq nominations à retenir en mars 2026


Une inspectrice d’académie élue présidente de l’association « Femmes de l’éducation », une ancienne conseillère d’Élisabeth Borne à la tête du cabinet de la ministre en charge de l’apprentissage, l’ancienne directrice générale de l’Office national des anciens combattants à la direction du Groupe des instituts du service public… Autant de prises de fonctions décryptées dans votre rendez-vous mensuel.

Campus Matin détaille le parcours de cinq personnes nommées en mars. - © D.R.
Campus Matin détaille le parcours de cinq personnes nommées en mars. - © D.R.

Sandrine Bodin, Véronique Peaucelle-Delelis, Cécile Batou-To Van, Maryse Monfort et Jean Charroin : ces personnalités ont été appelées à de nouvelles fonctions dans l’écosystème de l’éducation et de l’enseignement supérieur en mars 2026. Découvrez leur parcours et leurs nouvelles missions !

1. Sandrine Bodin, présidente de l’association « Femmes de l’éducation »

Sandrine Bodin est élue présidente de « Femmes de l’éducation », a annoncé l’association sur LinkedIn, le 8 mars.

Agrégée de mathématiques, Sandrine Bodin exerce d’abord comme professeure de mathématiques dans les académies de Créteil, Poitiers et Nantes, puis devient IA-IPR (inspectrice d’académie-inspectrice pédagogique régionale) en 2013. En 2018, elle est nommée Daasen (directrice académique adjointe des services de l’éducation nationale) du Rhône dans l’académie de Lyon avant de rejoindre l’académie de Normandie comme Dasen (directrice académique des services de l’éducation nationale) de la Manche.

Sandrine Bodin - © LinkedIn
Sandrine Bodin - © LinkedIn

En octobre 2022, elle devient sous-directrice de l’innovation, de la formation et des ressources à la direction générale de l’enseignement scolaire avant d’être nommée Dasen du Maine-et-Loire en novembre 2024.

Elle était inspectrice d’académie et directrice académique des services de l’éducation nationale du Maine-et-Loire (académie de Nantes) depuis novembre 2024.

Nouveau bureau

Le nouveau bureau de Femmes de l’éducation est également composé de :

  • Dominique Chevrinais-Poglio, inspectrice d’académie-directrice académique des services de l’éducation nationale de la Sarthe (académie de Nantes) ;
  • et Stéphanie Bagnolet, proviseure à La Réunion.

« Le nouveau bureau s’inscrit dans la continuité des actions menées depuis la création de l’association en 2023 », indique l’association qui revendique plus de 100 adhérentes et adhérents.

2. Maryse Monfort, directrice du cabinet de la ministre Sabrina Agresti-Roubache

Maryse Monfort - © D.R.
Maryse Monfort - © D.R.

Maryse Monfort est nommée directrice du cabinet de Sabrina Agresti-Roubache, la ministre déléguée auprès du ministre du travail et des solidarités et du ministre de l’éducation nationale, chargée de l’enseignement et de la formation professionnels et de l’apprentissage, le 25 mars.

Elle avait précédemment été conseillère au cabinet de Carole Grandjean, ministre déléguée chargée de l’enseignement et la formation professionnels (juillet 2022-janvier 2024), ainsi que conseillère enseignement professionnel et milieux économiques d’Élisabeth Borne, alors ministre de l’éducation nationale et de l’ESR (décembre 2024 - octobre 2025).

Cinq autres membres nommés au cabinet

Par ailleurs, cinq autres membres sont nommés par le même arrêté. Il s’agit de :

  • Antoine Evin, conseiller spécial.
  • Guillaume Lemperriere, chef de cabinet.
  • Karina Sadlaoud, conseillère en charge des relations avec le Parlement et les collectivités territoriales.
  • Laurence Langa, conseillère en charge du budget, de la formation tout au long de la vie et de l’apprentissage.
  • Et Mohamed Amoura, conseiller en charge de l’enseignement professionnel.

3. Dgesip : Cécile Batou-To Van, directrice de projet déconcentration de la contractualisation

Cécile Batou-To Van, administratrice de l’État du 2e grade, est nommée directrice de projet « déconcentration de la contractualisation et appui aux rectorats » auprès du directeur général de l’enseignement supérieur et de l’insertion professionnelle du ministère en charge de l’enseignement supérieur, pour une durée de trois ans, le 4 mars.

Ce poste nouvellement créé s’inscrit dans la réforme de la déconcentration de la contractualisation qui confie aux recteurs de région académique et recteurs délégués enseignement supérieur, recherche et innovation la conduite des contrats d’objectifs, de moyens et de performance avec les établissements d’enseignement supérieur.

Cécile Batou-To Van - © D.R.
Cécile Batou-To Van - © D.R.

Une carrière dans les ministères

Diplômée de Sciences Po Bordeaux, Cécile Batou-To Van a occupé plusieurs fonctions en administration centrale : chargée de mission politique de la ville en Seine-Saint-Denis à l’éducation nationale (1998-2002) et adjointe au chef du département du système d’allocation des moyens (2009-2011) au sein du même ministère. Au MENESR entre 2011 et 2015, elle est cheffe du département de l’allocation des moyens.

Puis elle intègre la Direction générale de l’administration et de la fonction publique du ministère de la fonction publique, comme adjointe au chef du bureau de la modernisation des politiques RH (2015-2017) puis cheffe du bureau de la stratégie, de la gouvernance des politiques RH (2017-2019).

En mai 2019, elle devient adjointe à la sous-directrice RH et relations sociales à la direction générale des douanes et droits indirects (Bercy). En 2021, elle est nommée sous-directrice du dialogue contractuel au sein de la Dgesip, renouvelée en 2024, le poste changeant d’intitulé et devenant « dialogue stratégique avec les établissements ».

4. Véronique Peaucelle-Delelis, directrice du Groupe des instituts du service public

Véronique Peaucelle-Delelis devient la première directrice du Groupe des instituts du service public, par décret du 27 mars. Le Groupe des instituts du service public est un établissement public administratif créé en janvier 2026 et sous tutelle du Premier ministre.

Il a pour mission de « devenir l’opérateur de référence de la formation des cadres de proximité de l’État » en regroupant en une seule personne morale les IRA (instituts régionaux d’administration), qui vont se transformer au 1er février 2027 en instituts du service public.

L’essentiel de sa carrière au ministère de la Défense

Véronique Peaucelle-Delelis - © D.R.
Véronique Peaucelle-Delelis - © D.R.

Issue de l’ENA (promotion Fernand Braudel, 1985-1987), devenue INSP, Véronique Peaucelle-Delelis a effectué l’essentiel de sa carrière au sein du secrétariat général pour l’administration du ministère de la Défense. Elle a d’abord exercé comme directrice de projet pour l’encadrement supérieur (2001-2006), avant de devenir directrice de projet à la direction des statuts, des pensions et de la réinsertion sociale (2006-2011).

Elle a ensuite dirigé le centre de formation au management du ministère de la défense (2012-2017). En janvier 2018, elle a été nommée chargée de mission interministérielle « plan d’accompagnement des familles et d’amélioration des conditions de vie des militaires ».

Depuis août 2019, elle était directrice générale de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre, établissement public administratif sous tutelle du ministère des armées et des anciens combattants.

5. Jean Charroin, président de l’Alliance des écoles de commerce européennes et chinoises

Jean Charroin, directeur général de l’Essca, est élu président de l’alliance ACE (Alliance des écoles de commerce européennes et chinoises), le 27 mars. Son école de commerce fait partie depuis 2013 des membres fondateurs de l’alliance qui réunit 18 universités et établissements d’enseignement supérieur chinois et européens.

Qiang Ye, directeur de la Faculty of Business for Science and Technology et de la School of Management de l’University of Science and Technology of China (USTC), a été élu le même jour vice-président de l’ACE.

Encourager le développement des coopérations scientifiques et pédagogiques

Jean Charroin déclare vouloir « encourager le développement des coopérations scientifiques et pédagogiques, tout en œuvrant à l’élargissement de notre alliance par l’intégration de nouvelles institutions reconnues pour leur excellence académique et leur rayonnement international  ».

Jean Charroin - © D.R.
Jean Charroin - © D.R.

L’Essca est le seul établissement français membre de cette alliance, placée sous le patronage de l’EFMD. L’école a accueilli sur son campus de Lyon, du 17 au 19 mars, les dirigeants des établissements membres du consortium à l’occasion de leur symposium annuel.

« Réunis en ateliers, les partenaires ont échangé sur leurs innovations pédagogiques, tant dans les programmes de formation initiale que continue, ainsi que sur leurs principaux projets de recherche. Plusieurs pistes ont émergé afin de renforcer la synergie entre recherche et enseignement, confirmant la volonté commune d’élever encore le niveau d’excellence académique », indique l’Essca.

Une carrière dans les écoles de commerce

Jean Charroin a été successivement directeur du département Management accounting de BSA (1999-2001), puis directeur du MBA international en Management agroalimentaire de l’Essec. En septembre 2001, il entre chez Audencia comme professeur « Accounting management », puis en devient le Directeur général adjoint dix ans plus tard, avant d’occuper le poste de directeur du programme grande école entre 2011 et 2015.

Il sera ensuite directeur général de l’Idrac (2015-2017), avant de travailler chez Crestline Consulting en 2017-2018, puis de prendre la direction de l’Essca.

Jean Charroin est également membre du conseil d’administration de la Conférence des directeurs d’écoles françaises de management et président de la Fédération des établissements d’enseignement supérieur d’intérêt collectif.