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De la tech aux edtechs, découvrez Anne-Charlotte Monneret, la nouvelle DG d’EdTech France

Par Isabelle Cormaty | le | Edtechs

Anne-Charlotte Monneret, diplômée de Science Po, un temps salariée dans le secteur de la tech puis enseignante dans un collège, succède à Rémy Challe comme déléguée générale de l’association EdTech France pour un mandat de deux ans. Campus Matin l’a rencontrée (virtuellement), portrait.

Anne-Charlotte Monneret a été nommée déléguée générale d’EdTech France. - © D.R.
Anne-Charlotte Monneret a été nommée déléguée générale d’EdTech France. - © D.R.

« Devenir déléguée générale d’EdTech France était vraiment mon job de rêve. Cela réunit les deux choses que j’aime et en quoi je crois : la tech et l'éducation, résume Anne-Charlotte Monneret. J’avais envie de travailler avec des personnes franches et honnêtes, les jeunes et les entrepreneurs ont ces qualités. »

À 26 ans, elle prend la succession de Rémy Challe comme déléguée générale (DG) de l’association fondée en 2018. Une nouvelle responsabilité pour cette Lyonnaise d’origine après un parcours, en apparence, atypique.

De la tech aux edtechs…

Un début de carrière chez Criteo

 « Devenir déléguée générale d’EdTech France était vraiment mon job de rêve », assure Anne-Charlotte Monneret.
« Devenir déléguée générale d’EdTech France était vraiment mon job de rêve », assure Anne-Charlotte Monneret. - © D.R.

Après un bachelor en sciences sociales, une césure à l'Université de Toronto, puis un master en finance et stratégie délivré par Science Po, Anne-Charlotte Monneret commence sa carrière à Barcelone chez Criteo, entreprise française leader européen de la publicité en ligne.

« En sortie d'école, on parlait beaucoup du numérique et j’avais vraiment envie de travailler pour une boîte française. J’ai été embauchée comme account strategist  sur un projet d’automatisation de gestion de clients en ligne chez Criteo », expose-t-elle. 

La jeune femme quitte le secteur de la tech après un an et demi. « Je me suis rendue compte que la tech pour la tech, ça ne m’intéressait pas particulièrement. J’avais envie de sortir du cadre », continue-t-elle. Anne-Charlotte Monneret se rapproche alors de l’association Le choix de l'école. Cette dernière accompagne les jeunes diplômés ou actifs qui ne se destinaient pas à l’enseignement.

Une reconversion professionnelle comme professeure en ZEP

« A Science Po, j'étais très sensible à la fibre publique, à l’idée qu’il fallait savoir rendre ce qu’on avait reçu, avance-t-elle pour expliquer ce changement de métier. Beaucoup de mes amis étaient devenus professeurs. J’avais envie d’avoir un impact social fort et de comprendre concrètement le monde de l'éducation de l’intérieur. »

Anne-Charlotte Monneret se lance un défi : enseigner le français et le latin dans un collège de Stains (Seine-Saint-Denis) classé en Réseaux d'éducation prioritaire sous le statut de professeur contractuel. « Cela m’a donné une réelle vision du métier d’enseignant, c’est vraiment le plus beau métier du monde ! Je me suis beaucoup amusée pendant ces deux années », s’enthousiasme-t-elle.

DG d’EdTech France, un métier à la croisée de ses centres d’intérêts

Mettre à profit ses expériences passées

Pendant le confinement, la jeune femme hésite à rester professeure. Elle suit une formation, s’intéresse plus précisément au secteur des edtechs et candidate au poste de DG de l’association EdTech France. 

Forte de son parcours dans le secteur de la tech puis de l'éducation, Anne-Charlotte Monneret met donc ses différentes compétences au service des edtechs…

« Historiquement Science Po forme les futurs cadres de la République, c’est une école très politisée. Cela m’aide à comprendre qui dirige quoi, constate-t-elle. Criteo était une entreprise internationale, ça m’a donné une vision du fonctionnement d’une entreprise qui innove. »

Incarner autrement EdTech France

Depuis sa création en novembre 2018, l’association EdTech France était incarnée par son délégué général Rémy Challe, qui a rejoint début janvier la société leader de la formation à distance Skill&You comme directeur de l’innovation, de la communication et du développement. 

Yannig Raffenel est coprésident d’EdTech France.
Yannig Raffenel est coprésident d’EdTech France. - © D.R.

« Lors de la première saison de l’association, Rémy Challe a été capable de faire exister EdTech France, avec pour feuille de route  : 'Tu fais ce que tu peux, et on te suit '. Nous avons volontairement choisi une déléguée générale au profil totalement différent pour qu’il n’y ait pas de comparaison possible », explique Yannig Raffenel, coprésident d’EdTech France dans un entretien accordé à News Tank HER.

« Anne-Charlotte Monneret comprend très bien l’ensemble des acteurs et les enjeux de chacun. Elle nous apporte une connaissance du milieu, une énergie, une crédibilité et dispose d’une aisance dans les outils, dont nous profitons déjà », assure-t-il.

Objectif : poursuivre le développement de l’association

Après une forte croissance du secteur en France depuis le lancement de l’association, EdTech France entend accompagner le développement des entreprises edtechs malgré le contexte sanitaire et économique. Elle s’est donné entre autres pour mission de :

  • structurer la filière sur tout le territoire français ;
  • promouvoir les savoir-faire des entreprises françaises auprès de tous les acteurs, en France et à l’international ;
  • développer une filière edtech responsable et inclusive.

« L’objectif est de réussir à animer notre communauté même de manière virtuelle et de préparer au mieux les prochains événements en présentiel », explique Anne-Charlotte Monneret, consciente qu’elle devra également mener un travail de pédagogie sur le rôle des edtechs auprès du grand public.

La déléguée générale d’EdTech France rencontre depuis décembre les entreprises membres et les acteurs du secteur, à Paris et ailleurs. Après un passage par la Martinique, Anne-Charlotte Monneret sera notamment présente les 20, 21 et 22 janvier à Lyon, sa ville d’origine.

Pour suivre Anne-Charlotte Monneret sur les réseaux sociaux :

La composition du nouveau bureau d’EdTech France

EdTech France a renouvelé ses instances de gouvernance à la fin de l’année 2020. L’association jusqu’alors présidée par Benjamin Viaud se dote d’une coprésidence incarnée par Mélanie Viénot et Yannig Raffenel. Un choix inédit afin de démultiplier leur disponibilité et incarner la parité aux postes de responsabilité.

Sept vice-présidents dont les périmètres respectifs couvrent l’ensemble des champs et enjeux de la filière EdTech complètent ce binôme : 

• Antoine Amiel, VP Formation Professionnelle & Relation partenaires ;

• Svenia Busson, VP Enseignement Supérieur & International ;

• Homéric De Sarthe, Trésorier et VP Cartographie ;

• Deborah Elalouf, Secrétaire et VP Education & Financements ;

• Sonia Levy-Odier, VP Relations Institutionnelles ;

• Nicolas Princen, VP Education & Relations Institutionnelles ;

• Romain Paillard, VP Formation Professionnelle & Nouvelles Écoles.

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