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[Vidéo] Les jeunes diplômés d'école de management sont les plus inquiets sur leur avenir

Par Isabelle Cormaty | le | Expérience étudiante

Insertion professionnelle, utilité du diplôme, confiance en l’avenir… les étudiants et diplômés d'écoles de management sont plus inquiets que leurs homologues d’autres formations (écoles d’ingénieurs et universités), en cette année marquée par la crise sanitaire. 

Retrouvez les grands enseignements de l'étude d’Epoka analysés par trois directeurs d'établissements, dans cette vidéo réalisée par News Tank et Campus Matin.

45 % des diplômés des grandes écoles estiment qu’il est aujourd’hui facile de trouver un emploi aujourd’hui, contre 83 % en 2019. Une baisse de 38 points en un an, qui cache un état d’esprit différent entre élèves ingénieurs et d'écoles de commerce, que révèle l'étude « Emploi, diplôme, atouts pour réussir sa carrière : la vision des jeunes des grandes écoles post Covid », réalisée par l’agence de communication Epoka et Harris Interactive, et publiée le 7 octobre

Les premiers sont 64 % à estimer estiment qu’il est facile de trouver un emploi, contre 87 % 2019 (-33 points). Du côté des diplômés en management, ils ne sont que 39 % à être optimistes, alors qu’ils étaient 68 % en 2019 (-30 points). Cela les place à hauteur de ceux issus de l’université (39 %, contre 54 % l’année précédente).

Cette inquiétude due au contexte sanitaire et économique s’accompagne aussi d’une moindre confiance dans la formation en management. Les étudiants issus de ces formations ne sont que 25 % à considérer leur diplôme comme un atout. Ils sont 45 % en moyenne à le croire pour les ingénieurs.

Des dirigeants d'écoles qui restent confiants

Face à l’inquiétude des diplômés, les intervenants invités par News Tank et Campus Matin rappellent les dispositifs mis en place pour accompagner les jeunes : prolongation des stages jusqu'à la fin de l’année 2020, mentorat, suivi personnalisé…

« L’inquiétude n’est pas de mise cette année », tempère Frank Bournois, directeur général d'ESCP Business School. « Mais si la Covid se poursuivait, il pourrait y avoir des télescopages de promotions, plutôt à l’horizon de juin prochain ».

Alors, simple peur ou réelle difficulté à trouver du travail ? « Il y a une forme d’inquiétude des élèves, mais les écoles ont très bien fait leur travail, affirme Mathieu Gabai, président d’Epoka, qui insiste plutôt sur la nécessité de faire œuvre de pédagogie. Il est important que les établissements communiquent sur ce qu’ils font. »

Les deux directeurs d'écoles d’ingénieurs présents relativisent eux aussi la situation. En sortie d'école, « nos jeunes avaient beaucoup de choix », souligne le directeur général d’Arts et métiers ParisTechLaurent Champaney. Si aujourd’hui, les offres d’emploi sont moins nombreuses, cela peut profiter aux TPE et PME, considérées comme moins attractives d’habitude.

« Les jeunes sont très attentifs au sens de leur travail. La crise covid a aussi un impact sur leurs orientations », complète Romain Soubeyran, directeur général de CentraleSupélec

Un diplôme toujours aussi formateur

Malgré une insertion professionnelle plus compliquée, les jeunes estiment majoritairement que leurs études les ont bien préparés à exercer le métier qu’ils font ou voudront faire.

La confiance dans le diplôme augmente pour tous les étudiants. C’est le cas de 83 % des étudiants ou diplômés d'écoles d’ingénieurs.

À noter que cette confiance est légèrement plus importante chez les étudiants des universités (76 %) que ceux issus des écoles de management (75 %). 

Malgré la crise, les jeunes gardent majoritairement confiance dans leur diplôme.
Malgré la crise, les jeunes gardent majoritairement confiance dans leur diplôme. -

Si les étudiants apprécient globalement la qualité de leur formation, ils considèrent les soft skills comme les meilleurs atouts pour la suite de leur carrière et citent notamment leur capacité d’adaptation (63 %), leur polyvalence (46 %), leur autonomie…

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